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La mission de Curiosity qui vient d’atterrir sur Mars sera comme celle de ses prédécesseurs d’explorer la planète pour dévoiler de nouveaux mystères. Mais avec sa riche panoplie scientifique, le rover est capable d’aller bien plus loin que les autres, laissant penser aux scientifiques qu’il pourrait aider à répondre à la question de l’existence de vie sur Mars…
L’aventure ne fait que commencer pour Curiosity ! Ce matin, à 7H32 heure française, les équipes du Mars Science Laboratory ont en effet confirmé que le rover s’était bel et bien posé sur Mars et ce, en toute sécurité. Une première étape réussie d’une mission qui a commencé voilà plus de neuf mois avec le décollage de l’engin à bord d’une fusée Atlas V. Désormais que Curiosity est arrivé à bon port, c’est ainsi un long périple particulièrement porteur d’espoir qui démarre. En effet, si la NASA avait déjà envoyé des robots roulants sur Mars, celui-ci est le plus lourd et le mieux équipé jamais envoyé sur la planète.
Les équipes espèrent donc qu’il va permettre d’apprendre de nouvelles choses sur ce monde rouge, en collectant des échantillons dans la zone du cratère Gale, très propice aux découvertes, d’après les spécialistes. Mais si Curiosity pourrait de cette manière nous informer sur la géologie ou la composition de la planète, il pourrait surtout permettre de répondre à une question cruciale qui taraude les chercheurs depuis des dizaines d’années : la vie existe t-elle ou a t-elle un jour existé sur Mars ? Bien que quelques éléments aient été découverts, rien ne permet aujourd’hui de répondre à cette interrogation. Mais si Curiosity y parvenait ?
D’ici quelques semaines, le rover commencera à fouiller le sol à la recherche de molécules organiques qui pourraient être des restes d’une ancienne vie martienne. En effet, aujourd’hui, les chercheurs n’excluent pas qu’il y a des milliards d’années, de vastes océans et une atmosphère dense aient pu exister sur Mars. Et donc que la planète ait pu aussi abriter des organismes. Or, si ces liquides et gaz avaient par la suite disparu, les organismes martiens eux auraient très probablement laissé des traces sur ce monde. Des restes sous forme de grosses molécules carbonées. D’où la quête de Curiosity : "les molécules organiques peuvent survivre pendant des milliards d’années", a commenté Alexander Pavlov du Goddard Space Flight Center de la NASA.
La première preuve de l’existence d’une autre vie
Bien que certaines molécules puissent découler de processus chimiques, si le rover venait à trouver des structures organiques complexes, comme celles que l’on trouve sur Terre, alors le doute serait bien plus faible. Cela représenterait "un indicateur très fort", a indiqué le scientifique interrogé par le site Life’s Little Mysteries. "Ce serait comme trouver un bloc de calcaire de deux tonnes dans le désert en Egypte et dire, mmm… il pourrait y avoir d’autres morceaux d’une structure quelque part par ici", a ajouté pour sa part Seth Shostak de l’Institut SETI. Or, si Curiosity faisait une telle découverte, ce serait la première fois de l’Histoire que quelque chose confirme l’existence d’une autre vie dans l’Univers.
Assurément de quoi défrayer la chronique, mais une question se pose alors : quel impact l’existence d’une vie sur Mars aurait-elle sur Terre ? D’après les chercheurs interrogés par Life’s Little Mysteries, si la vie existait sur Mars, il ne serait pas exclu que nous soyons nous-mêmes des Martiens. Une hypothèse surprenante qu’ils justifient sans difficulté : avoir deux planètes habitables proches l’une de l’autre pourraient être pure coïncidence mais il se pourrait aussi que ce soit l’une des deux planètes qui ait semé la vie sur l’autre. Comme l’explique Pavlov, des milliers de météorites martiennes se baladent à travers l’espace, entrant parfois en collision avec d’autres corps. Aussi, il est possible que l’une d’entre elles chargée de spores ait rencontré la Terre et que les résidus en question s’y soient déposés pour ensuite se développer, il y a de cela des milliards d’années.
A l’inverse, il se pourrait aussi que ce soit des morceaux de notre planète qui ait "contaminé" Mars, ce qui apparait toutefois moins probable au vu de la localisation et des forces gravitationnelles. Dans les deux cas, l’origine commune des Martiens et des Terriens pourraient alors être démontrée par des analyses ADN. Seul problème, pour cela, il faudrait que Curiosity déniche des traces d’extraterrestres vivants voire fraichement morts… Pour Pavlov, il est ainsi tout à fait possible que des êtres vivants aient "vivoté" dans l’environnement inhospitalier de Mars dans la mesure où certains micro-organismes terrestres parviennent à vivre dans des conditions extrêmes, à proximité de volcans ou de surfaces glacées.
Néanmoins, si le rover ne trouvait que des organismes martiens bel et bien morts alors il serait plus compliqué de confirmer une éventuelle proximité, faisant par là-même toute la différence sur notre place dans l’univers. Si la vie n’était apparue qu’une seule fois, cela indiquerait qu’elle est très rare mais si elle était apparue deux fois dans un seul système solaire, "alors cela nous dirait que la vie est en fait très commune", souligne le scientifique.
Une découverte qui changerait la face du monde ?
Au vu de l’importance d’une telle découverte pour la science, une question se pose : quel impact aurait une telle annonce sur la population ? Moindre, a affirmé de manière surprenante Seth Shostak et pour cause, "nous avons déjà fait l’expérience". En 1996, le New York Times a en effet titré en première page "Des preuves trouvées sur des météorites semblent montrer des signes de vie passée sur Mars" alors que des scientifiques de la NASA avaient mal interprété ce qu’ils avaient trouvé sur une météorite originaire de Mars. Résultat : "Le public a été intéressé, mais on ne peut pas dire qu’il y ait eu une éruption soudaine de paix dans le monde ou des gens sortant dans les rues. Je ne pense pas que ça changerait notre comportement au quotidien", a confié le scientifique.
Les conséquences majeures seraient ainsi davantage de l’ordre de la religion ou de la philosophie, selon Seth Shostak. Par ailleurs, un autre chercheur, Haqq-Misra, autrefois astrobiologiste pour l’Université d’Etat de Pennsylvanie, a souligné que si l’on trouve des traces de vie sur Mars, il ne s’agira sûrement pas d’êtres martiens intelligents et communicants. On serait ainsi bien loin des visions relayées par la fiction et l’imaginaire fantastique. Aussi, bien que des microbes martiens ouvriraient une nouvelle voie pour les scientifiques et philosophes, le public lui perdrait un jour ou l’autre de l’intérêt pour le sujet…
En attendant, on est encore loin d’une telle découverte alors que Curiosity vient tout juste d’entamer sa mission. Les regards sont donc encore tous tournés vers la planète rouge et les mystères qu’elle va laisser le rover découvrir.
Note de sylv1,adm:
NASA’s Curiosity rover and its parachute were spotted by NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter as Curiosity descended to the surface on Aug. 5 PDT (Aug. 6 EDT). Le rover curiosity de la NASA et son parachute ont été repérés par la sonde de reconnaissance Mars Orbiter de la NASA alors que curiosity est descendu sur la surface le 5 août Heure Avancée du Pacifique (6 août heure avancée de l’Est ). Image credit: NASA/JPL-Caltech/Univ. Crédit image: NASA / JPL-Caltech / Univ. of Arizona de l’Arizona› Full image and caption › Curiosity latest images › Latest videos Image> complet et une légende > dernières images Curiosité > Dernières vidéos
Curiosity and its parachute are in the center of the white box; the inset image is a cutout of the rover stretched to avoid saturation. Curiosity et son parachute sont dans le centre de la boite blanche, l’image en médaillon est une découpe du rover tendue pour éviter la saturation. Image credit: NASA/JPL-Caltech/Univ. Crédit image: NASA / JPL-Caltech / Univ. of Arizona de l’Arizona
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The green diamond shows approximately where NASA’s Curiosity rover landed on Mars, a region about 2 kilometers northeast of its target in the center of the estimated landing region (blue ellipse). Le losange vert indique approximativement où le rover Curiosity de la NASA a atterri sur Mars, une région à environ 2 kilomètres au nord-est de son objectif dans le centre de la zone d’atterrissage estimée (ellipse bleue).
PASADENA, Calif. – An image from the High Resolution Imaging Science Experiment (HiRISE) camera aboard NASA’s Mars Reconnaissance orbiter captured the Curiosity rover still connected to its 51-foot-wide (almost 16 meter) parachute as it descended towards its landing site at Gale Crater. PASADENA, Californie – Une image de la Caméra expérimentale scientifique d’imagerie en Haute Resolution (HiRISE) se trouvant à bord de la sonde de reconnaissance Mars Orbiter de la NASA a capturé le rover Curiosity toujours connecté à son parachute de 51 pieds de large (près de 16 mètres) alors qu’il descendait vers son site d’atterrissage à Gale Crater.
"If HiRISE took the image one second before or one second after, we probably would be looking at an empty Martian landscape," said Sarah Milkovich, HiRISE investigation scientist at NASA’s Jet Propulsion Laboratory in Pasadena, Calif. "When you consider that we have been working on this sequence since March and had to upload commands to the spacecraft about 72 hours prior to the image being taken, you begin to realize how challenging this picture was to obtain." "Si HiRISE avait pris l’image une seconde avant ou une seconde après, nous n’aurions probablement pu nous pencher que sur un paysage martien vide ", a déclaré Sarah Milkovich, enquêteuse scientifique HiRISE au Laboratoire de la NASA sur la Propulsion des Jets à Pasadena, en Californie "Si vous considérez que nous avons travaillé sur cette séquence depuis Mars et avons dû charger des commandes au satellite environ 72 heures avant que l’image ne soit prise prise, vous commencerez à réaliser quel challenge pour obtenir cette image. "
The image of Curiosity on its parachute can be found at: http://www.nasa.gov/mission_pages/msl/multimedia/pia15978b.html L’image de la curiosité sur son parachute peut être trouvé à: http://www.nasa.gov/mission_pages/msl/multimedia/pia15978b.html
The image was taken while MRO was 211 miles (340 kilometers) away from the parachuting rover. L’image a été prise alors MRO était de 211 miles (340 kilomètres) de distance du rover parachutisme. Curiosity and its rocket-propelled backpack, contained within the conical-shaped back shell, had yet to be deployed. La curiosité et son sac à dos propulsées par fusée, contenue dans la coque arrière de forme conique, n’avait pas encore été déployée. At the time, Curiosity was about two miles (three kilometers) above the Martian surface. À l’époque, la curiosité était environ deux miles (trois kilomètres) au-dessus de la surface martienne.
"Guess you could consider us the closest thing to paparazzi on Mars," said Milkovich. "Je devine que vous pourriez nous considérer presque comme des paparazzi sur Mars", a déclaré Milkovich. "We definitely caught NASA’s newest celebrity in the act." «Nous avons définitivement pris le plus récent célébrité de la NASA dans la loi."
Curiosity, NASA’s latest contribution to the Martian landscape, landed at 10:32 pm Aug. 5, PDT, (1:32 on Aug. 6, EDT) near the foot of a mountain three miles tall inside Gale Crater, 96 miles in diameter. La curiosité, la dernière contribution de la NASA dans le paysage martien, a atterri à 22h32 le 5 août, HAP, (1:32 le 6 août, HAE) près du pied d’une montagne trois miles de hauteur à l’intérieur Gale Crater, 96 miles de diamètre .
In other Curiosity news, one part of the rover team at the JPL continues to analyze the data from last night’s landing while another continues to prepare the one-ton mobile laboratory for its future explorations of Gale Crater. Dans les nouvelles curiosité d’autre part, une partie de l’équipe mobile au JPL continue à analyser les données à partir d’atterrissage de la nuit dernière tandis que l’autre continue à préparer le laboratoire d’une tonne mobile pour ses futures explorations de Gale Crater. One key assignment given to Curiosity for its first full day on Mars is to raise its high-gain antenna. Une affectation de la touche donnée à la curiosité pour son premier jour complet sur Mars est d’élever son antenne à gain élevé. Using this antenna will increase the data rate at which the rover can communicate directly with Earth. En utilisant cette antenne va augmenter le débit de données à laquelle le mobile peut communiquer directement avec la Terre. The mission will use relays to orbiters as the primary method for sending data home, because that method is much more energy-efficient for the rover. La mission sera d’utiliser des relais pour orbiteurs comme la principale méthode pour envoyer des données à domicile, parce que cette méthode est beaucoup plus économe en énergie pour le rover.
http://www.nasa.gov/mission_pages/msl/multimedia/pia15978b.html
Vidéo youtube:
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Reblogged this on Area51.
et dire que dans quelques temps cette vidéo fera sourire ceux qui viendront après nous.
il y aurait de richissimes fêlés prêts à y passer leurs vacances, alors que l’évolution consciente de l’être humain se fait ici sur terre avec les hauts et les bas que l’existence comporte – en fait ça ne changera rien: il y aura toujours ceux qui ont trop à manger et ceux qui meurent de faim, ceux qui vivent sans avoir à travailler et ceux qui voudraient bien travailler pour vivre.